Mise à jour du 27/08/2008 à 23h51
Intervention publique à Fort de France en novembre 1995.
Qu’est-ce qui justifie aujourd’hui le poids de la France dans le monde ?En cette fin de siècle, les points forts qui font sa renommée peuvent se résumer de la manière suivante :...
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Mise à jour du 04/08/2008 à 14h48
Ce n’est pas discuter du sexe des anges que de réfléchir en si haut lieu sur l’avenir de l’outre-mer, c’est une urgence et un impératif de premier rang.
C’est une urgence pour la cohésion de l’Etat, pour le rayonnement de la France dans le monde et pour tous ceux qui croient en l’avenir de l’outre-mer et en son apport économique, social et culturel.
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Mise à jour du 03/08/2008 à 23h07
Cayenne le, 28 février 2002
Monsieur Jacques Chirac
Président de la République
Palais de l’Elysée
75008 Paris
Monsieur le Président,
Veuillez trouver ci-joint une note sur la Guyane que vous avez bien voulu me demander à l’issue de l’audience accordée aux responsables du Medef des Dom, le 17 janvier dernier.
Plutôt que de me cantonner dans des généralités protocolairement correctes, votre attitude bienveillante m’a persuadé que le « parler vrai » de mes propos serait bien reçu de vous. Je souhaite que votre indulgence tienne ce qui pourrait vous apparaître plus ou moins outré comme l’expression d’une angoisse profonde ; car « la Guyane souffre », ainsi que vous avez dit, et n’en peut plus de souffrir.
Une économie de comptoir et des méthodes d’autant plus dirigistes qu’elles demeurent lointaines et centralisées ne sont plus en mesure de répondre aux besoins qui sont les siens et aux opportunités si considérables qu’elle offre. S’ajoute l’absence d’identité d’un pays dont la population n’est que locataire d’un sol où elle est née.
Ajoutons à cela un paradoxe décourageant ; d’une part, nous assistons à une véritable explosion démographique rendant déjà caduques les prévisions en équipements vitaux ; d’autre part, on ne discerne aucune relève de la classe politique, des cadres administratifs, des gestionnaires, des ingénieurs en toutes disciplines, des commerciaux et naturellement d’agronomes, d’agriculteurs, de chercheurs. Le problème de la formation dans des secteurs d’activités qui conditionnent l’avenir n’a jamais été au premier rang des préoccupations de nos élus locaux ni des autorités responsables puisque le tertiaire avait réponse à tout. Nous sommes persuadés que ce temps des illusions est révolu : ce sont des emplois productifs de richesse dont la Guyane a besoin.
Au pays d’Ariane, il est tout de même singulier que n’existe aucun campus de technologie digne d’elle, pôle du savoir-faire français et européen en Amérique latine.
Bien d’autres ambitions, d’autres projets peuvent se faire jour en Guyane, dans la durée, mais je bornerai ici mon propos qui n’avait d’autre objet que d’ajouter une note d’optimisme au document joint, heureux si j’ai pu remplir une mission impromptue d’avocat de mon pays natal. Je vous sais gré de m’avoir permis d’assumer, un instant, cet honneur.
Je vous remercie de m’accorder votre cordiale attention. Assuré du réel intérêt que vous portez à la Guyane, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma très haute considération.
Alain CHAUMET
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